YES ! Nous saluons la décision des Irlandais-es, qui ont voté pour la libéralisation de l’avortement


Des militants en faveur de l'avortement font campagne avant le référendum, le 24 mai 2018 à Dublin, en Irlande afp.com/BARRY CRONIN

Ce vendredi 25 mai, les Irlandaises et Irlandais se sont prononcés sur la question de la libéralisation de l’avortement dans leur pays. Le OUI l’emporte à 66,4%. Nous saluons cette décision du peuple irlandais, qui étend le droit des femmes à disposer de leur corps. En effet, l’Irlande était jusqu’à présent un des derniers pays européens à limiter fortement l’accès à l’avortement, ne le permettant que si la grossesse représentait un danger pour la santé de la mère. C’était la teneur du 8e amendement de la constitution, aujourd’hui abrogé par le résultat du référendum. Les citoyen.nes viennent de faire une avancée majeure dans l’histoire des droits des femmes en Irlande. En votant oui, ils ont fait le choix du progressisme et de la défense des droits des femmes. Jusqu’à aujourd’hui/hier, l’avortement était considéré comme un crime dans l’immense majorité des cas, et les Irlandaises qui y avaient recours pouvaient risquer jusqu’à 14 ans de prison.


Le 26 septembre dernier, le chef du gouvernement irlandais avait annoncé devant le Parlement sa volonté de soumettre par référendum la question de la libéralisation de l’avortement. Le débat qui a secoué l’Irlande depuis lors n’est pas sans rappeler celui qui existe encore dans notre pays, où trop souvent le droit à un avortement libre et gratuit est remis en question par la droite réactionnaire. Le droit pour chacune à disposer de son corps comme elle l’entend est pourtant fondamentale. L’accès à l’avortement est une garantie essentielle de protection de la santé des femmes. En effet, lorsqu’elles ne peuvent y avoir recours légalement, de trop nombreuses femmes avortent dans des conditions d’hygiène dangereuses, voire mortelles. A l’heure où les Irlandais.es prennent cette décision historique, il reste encore cinq pays européens à limiter ou interdire l’avortement.


Parce que le droit à l’avortement doit être un droit fondamental partout et pour toutes les femmes, les Jeunes Génération.s sont et resteront toujours engagé.es aux côtés de toutes celles et ceux qui luttent, en France et dans le monde, pour l'extension des droits des femmes.

En France aussi, le combat n'est pas fini, et ce droit est constamment remis en cause. En effet, régulièrement les plannings familiaux, qui accompagnent concrètement les femmes dans cette démarche difficile à la fois sur le plan physique et psychologique, voient leurs moyens baisser. Cela revient à empêcher les femmes d'exercer leur droit. Le débat français autour de l'extension du délit d'entrave à l'IVG a montré également que les associations réactionnaires sont encore présentes dans notre pays pour faire preuve de désinformation et attiser les peurs. Enfin, l'existence d'une clause de conscience, qui donnent la possibilité aux médecins de refuser de pratiquer l'IVG, n'est pas acceptable. D'une part, elle accentue les inégalités entre les patientes, et c'est dans certains territoires un véritable parcours du combattant pour pouvoir avorter. De plus, cela pose la question de la moralisation de l'IVG, et fait peser un poids moral à la fois sur la décision des femmes et du personnel médical.


L'avortement est un droit, chacune doit donc pouvoir y avoir accès librement et être accompagnée comme il se doit dans sa démarche.


Pour un avortement libre et gratuit, partout !

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