TFAA - Oise


Retour sur l'étape dans l'Oise du Tour de France des Alternatives


La Ferme de Saint-Jean à Beauvais, ferme urbaine bio, BEAUVAIS


Nabil, ancien ouvrier de l’automobile, a lancé une exploitation d’agriculture biologique en milieu urbain. Il cultive avec son associé six hectares, dont la majorité de la production est vendue directement à la ferme, mais aussi au marché de Beauvais. Dans sa pratique quotidienne de l’agriculture, Nabil s’est inspiré des techniques traditionnelles marocaines, qui n’utilisent aucun intrant. Soucieux de transmettre ses techniques de culture, Nabil est également professeur au lycée agricole de Beauvais. Il emploie d’ailleurs en stage des apprentis de ce lycée, qui viennent apprendre sur son exploitation. Il souligne ainsi les carences de l’enseignement agricole en matière de connaissance de la vie des végétaux.


Aux casiers Brayon, casiers alimentaires bio, CUIGY-EN-BRAY


Cela fait maintenant deux ans que Jessica a monté son projet de casiers alimentaires bio en libre service. Le principe est simple : le consommateur se rend au local et peut acheter le contenu de casiers alimentaires sur place, à travers un système de distributeur. Il peut également préparer sa commande en ligne et venir la retirer au magasin en drive. Le service est disponible 24h sur 24, ce qui le rend plus souple qu’une AMAP. Jessica répond ainsi à une demande de plus en plus forte d’accessibilité aux produits de l’agriculture biologique, trop souvent difficiles d’accès ou plus contraignants.


Au Pain d’Hervé, boulangerie bio, ESPAUBOURG


Hervé est boulanger depuis 20 ans. Il a entamé il y a peu une reconversion vers la production de pain biologique. Les AMAP sont très intéressées par ses produits. Il pratique la vente en circuit court et sur internet. La demande, très forte, n’est donc pas toujours satisfaite, malgré les projets d’agrandissement du boulanger. Cette forte demande vient surtout de région parisienne, car il écoule environ 60% de sa production en Île-de-France.


Ferme de Mésenguy, élevage de porc bio, VILLOTRAN


L’élevage s’est reconverti en agriculture biologique il y a six ans, non sans difficultés avec le groupement d’éleveurs. Malgré l’augmentation de la demande des consommateurs et consommatrices, de plus en plus sensibilisés au bien-être animal et à l’importance de la qualité de la viande, ils ont toujours des difficultés à écouler toute la production. Cela se fait pour moitié en vente directe à la ferme, l’autre moitié étant vendue à travers le groupement.

L’éleveuse Sylvie souligne le problème majeur de la disparition progressive des abattoirs, qui représente un frein à la préservation du bien-être animal. En effet, les animaux doivent faire deux heures de transport en bétaillère pour arriver à l’abattoir. Les éleveurs transforment ensuite leur viande à la ferme. Produire de la viande en agriculture biologique ne se fait pas sans difficultés : en plus de la disparition des lieux d’abattage, Sylvie évoque le manque de culture céréalière biologique pour nourrir les animaux.

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