Stop à la rupture d’égalité : nous demandons la validation automatique des semestres

Mis à jour : juil. 17


Université de Technologie de Compiègne (Publiée sous licence Creative Commons)

Les Jeunes Génération.s soutiennent la proposition de validation automatique des semestres pour tous les étudiant.e.s de France, défendue notamment par plusieurs organisations syndicales.


Le 27 mars dernier le gouvernement, afin de permettre le déroulement des examens dans l’enseignement supérieur, publiait une ordonnance relative à l’organisation des examens et concours. Celle-ci donne carte blanche aux présidences des facultés, aux rectorats et ministères pour maintenir les partiels. Certaines ont fait le choix de partiels en ligne avec des dispositifs de télésurveillance et de reconnaissance faciale coûteux. D’autres ont décidé de supprimer les vacances scolaires ou de modifier considérablement les calendriers universitaires. Autant de mesures qui aggravent les inégalités.


Certain-e-s vivent des situations de confinement difficiles les empêchant d’étudier dans un contexte favorable à leur réussite. Quand certain-e-s sont isolé-e-s depuis trois semaines dans des logements étudiants, parfois insalubres, d’autres aident à la gestion de la crise sanitaire. Les exemples de situations dans lesquelles les étudiant-e-s ne peuvent pas étudier correctement se multiplient. Il existe une inégalité d’accès des étudiant-e-s aux outils numériques : défaillances de connexion internet, notamment pour celles et ceux confiné-e-s en milieu rural, ou encore l’inégalité d’accès aux outils numériques. L’UNEF a constaté qu’à l’Université Paris 1 Panthéon Sorbonne, près de 30% des étudiant-e-s n’ont pas à leur disposition un ordinateur personnel avec une connexion internet suffisante pour passer les partiels pendant le confinement.


Notons également que cette situation va encore une fois défavoriser les étudiant-e-s précaires. En dehors de toute crise sanitaire mondiale, 1 étudiant-e sur 2 doit travailler en parallèle de ses études pour subvenir à ces besoins, ce qui est la première cause d’échec à l’Université. Avec la crise actuelle, ces inégalités tendent à s’accumuler puisque les étudiants les plus précaires sont ceux qui ont le moins accès aux soins : 1 étudiant-e sur 3 ne se soigne pas, par manque de moyens.


Pour toutes ces raisons, et face à cette situation particulièrement inégalitaire, les Jeunes Génération-s soutiennent la proposition d’annulation des examens dans les conditions actuellement envisagées par les président-e-s Universités, ainsi que la validation automatique des semestres, seul moyen de garantir l’égalité.

Organisation de jeunesse de Génération·s
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