Sombre Samedi 21 avril 2018 dans la prétendue « Nation des droits de l’Homme ».

Mis à jour : 23 avr. 2018


Des militants du groupe anti-migrants Génération identitaire au Col de l’Echelle, le 21 avril. / ROMAIN LAFABREGUE/AFP

Samedi 21 avril 2018, une centaine de militant.e.s de Génération Identitaire, groupuscule d’extrême droite, ont pris position au col de l’Echelle, à six kilomètres de la frontière italienne, pour une opération “anti-migrant.e.s”.


Ces individus, ont érigé, à l’aide d’un grillage, une « frontière symbolique » pour empêcher les migrant.e.s d’entrer en France. A cela, ces derniers ont ajouté une banderole géante pour indiquer, au migrant de faire demi-tour car « ils ne feront jamais de L’Europe leur domicile ». Notons par ailleurs qu’ils avaient deux hélicoptères à leur disposition : les Jeunes Génération.s exigent que soit levé le flou sur la question du financement de ces derniers.


Il n’y a de mots assez forts pour exprimer notre indignation face à l’action de ces individus. Il est inconcevable qu’une telle énergie soit déployée pour lutter contre des droits humains fondamentaux. La France se doit d’être digne et d’accueillir celles et ceux qui sont avant tout des êtres humains fuyant leur pays pour raisons économiques, sanitaires, climatiques ou militaires.


Depuis un an, Emmanuel Macron et son gouvernement mènent une politique répressive et autoritaire. Ils et elles n’hésitent pas à user d’une violence inouïe pour contrer les revendications étudiantes et les initiatives agricoles à Notre Dame des Landes.


Pourtant, face à l’abjecte action du groupuscule, le Gouvernement demeure muet ou presque… Gérard Collomb s’est d’abord contenté de condamner, les « gesticulations » intervenues au Col de l’Echelle et ce, sans nommer les responsables. Pire encore, le ministre confond maintenant solidarité et haine. Il ose faire un parallèle entre des citoyens et citoyennes bienveillantes, venant au secours de personnes vulnérables, avec de dangereux nationalistes. Par ses propos, le Ministre de l’Intérieur se trompe de combat.

Gérard Collomb ne manque pas une occasion pour gouverner à droite - extrême. Comme si l’adoption de la loi Asile et Immigration, en première lecture, lui conférait tous les pouvoirs, il évoque maintenant un contrôle au frontière renforcé.


De plus, la Préfète des Hautes-Alpes, quant à elle, parle d’une simple opération « de communication » qui s’est déroulée « dans le calme ». Cette complaisance à l’égard de celles et ceux qui agissent contre les droits de l’être humain est insupportable.

Les Jeunes Génération.s dénoncent les propos dangereux de Gérard Collomb, tendant à la division, à l’individualisme. Le gouvernement est plus prompt à punir les Herrou, les Landry alors qu’il conforte… les fachos en appliquant leurs idées.


Les Jeunes Génération.s exigent la dissolution administrative de Génération Identitaire, comme le prévoit l’Article L212-1 de la sécurité intérieure : toute association, qui provoque à la discrimination, à la haine et à la violence, doit être dissoute par le Conseil des Ministres.


Contacter le comité Jeunes G thématique "exilé•e•s" : jeunesg.exiles@gmail.com

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