Pas d'impunité au cabinet de l'Elysée ! - Affaire Benalla



Les Jeunes Génération.s sont profondément choqué.es face à l’identification par le journal Le Monde, d’un collaborateur du Président de la République frappant un jeune manifestant. Après l'ouverture d'une enquête préliminaire par le Parquet de Paris, Emmanuel Macron doit s'expliquer ! Jusqu'au plus haut niveau de l'Etat, la lumière doit être faire quant aux responsables de l'étouffement de l'affaire. 


L'une des vidéos de violences policières qui ont fait le tour des réseaux sociaux à la suite des manifestations du 1er mai montrait un policier frapper avec acharnement un homme à terre. Les révélations du "Monde" montrent qu'il ne s'agissait pas d'un CRS ou d'un gardien de la paix mais de la personne d’Alexandre Benalla, adjoint au chef de cabinet du Président de la République. Rien à voir donc, avec un gardien de la paix ou un CRS, ayant pour mission principale la sécurité des manifestants.

Dans la discrétion la plus totale, le chargé de mission de l’Élysée s’est vu mettre à pied pour quinze jours seulement, tout en gardant son poste. Les Jeunes Génération.s s’offusquent de l’absence de sanction au vue de la gravité de la situation. Alors qu’une enquête pénale est ouverte, Alexandre Benalla doit subir une sanction administrative immédiate et être écarté du pouvoir exécutif sans délai.


Pour autant, ce – très – proche du Président saurait être un fusible suffisant, car Alexandre Benalla n'est pas seul responsable. La justice doit dérouler le fil. Comment a-t-il pu disposer d’un brassard ou d’un casque de police ? De plus, qui a participé à la dissimulation de ce fait ? Par qui l’homme, mis à pied quinze jours a-t-il été protégé. Préfet ? Ministres ? Le Président de la République lui-même ? Les Françaises et les Français sont en droit d’avoir des réponses. Il s’agit d’une affaire d’État. 


Les explications ahurissantes de Bruno Roger-Petit, porte-parole de l'Elysée, évoquant la présence d’un autre homme sur les lieux, Vincent Crase, ajoutent à la confusion. Réserviste dans la gendarmerie, cet homme employé par la "République en Marche", travaillerait à l'Elysée, et serait lui aussi impliqué dans cette affaire. Cette collusion potentielle entre le parti l'Etat ouvre la voie à une affaire plus large encore. Les Jeunes Génération.s exigent des explications de la part du Ministre de l'intérieur Gérard Collomb, du Président de la République, et du délégué général de LREM Christophe Castaner. Nous appelons la justice à faire toute la lumière sur cette affaire et ce qu'elle révèle du sentiment d'impunité d'un pouvoir autoritaire.

Organisation de jeunesse de
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