Les JG réagissent à la tribune de la ministre des Armées sur le service national obligatoire


Les Jeunes Génération-s s'opposent fermement au projet d’instauration d'un service national obligatoire tel que présenté dans la tribune de Florence Parly, ministre des Armées, parue le 05 août 2018 dans le Parisien.


Plutôt que de répondre à la détresse des dizaines de milliers de lycéen.nes toujours en attente d’une formation sur Parcoursup et de montrer que la République peut offrir un avenir à la jeunesse, le gouvernement Philippe préfère les coups de mentons paternalistes. A ce titre, les mots de la Ministre sur le service national universel (SNU) sont révélateurs d'une réforme méprisante pour la jeunesse, vide de sens et de contenu, et sans financement à ce jour.


Le SNU est une réforme qui méprise la jeunesse. L’expression de la ministre des Armées montre le prisme par lequel ce gouvernement envisage un avenir pour la jeunesse : une injonction à rentrer dans le rang. Il n’y a pas d’engagement sous contrainte, il n’y a que de la coercition paternaliste et contre-productive. Alors que le discours attribue au SNU un rôle qui devrait être celui de l'école, celui de former des citoyens, la déclaration de Florence Parly vient confirmer que le rôle du SNU est bien de recruter des jeunes dans l'armée.


Le SNU est une réforme vide de sens comme de contenu. A l'exception de l'apprentissage des gestes de premier secours, déjà présent dans la Journée Défense et Citoyenneté, la tribune de la ministre ne donne aucune idée du futur contenu de ce mois d'immobilisation. Le vide de cette réforme montre bien qu’elle relève d’une logique démagogique qui ne vise qu’à faire payer aux jeunes la reconquête de l'électorat conservateur.


Le SNU est une réforme non-financée. Par ailleurs, rien ne filtre sur le coût du dispositif et sur son financement. Va-t-on l'imposer à l'armée qui le refuse ? Va-t-on amputer d’une poignée de milliards le budget de l'Education Nationale ?


Avec la baisse des APL, la précarisation du monde du travail, la fin de la sécurité sociale étudiante, la réforme du baccalauréat et la mise en place de la sélection à l’université, la jeunesse ploie sous les coups du gouvernement. Si la ministre déplore à juste titre un manque de mixité sociale dans la société française, les Jeunes Génération.s appellent le gouvernement à donner davantage de moyens à l'école de la République plutôt qu'à imposer un mois de service militaire à la jeunesse, première victime du quinquennat d’Emmanuel Macron.

Organisation de jeunesse de
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