Les Jeunes Génération•s dénoncent la répression des mobilisations étudiantes


Intervention des CRS, à Nanterre, le 9 avril. CHRISTOPHE ARCHAMBAULT / AFP

Les Jeunes Génération-s condamnent la répression violente du mouvement étudiant par le gouvernement dans de nombreuses universités du pays. Les CRS n’ont rien à faire sur des campus. Les Jeunes Génération-s demandent l’arrêt de la répression, l'abrogation de la loi ORE, et un véritable investissement de l’Etat dans l’enseignement supérieur. 


La mobilisation contre le projet de loi ORE s’étend désormais à plusieurs dizaines d’universités. Une quinzaine d’entre elles sont bloquées ou occupées par les étudiant.e.s, auxquel.le.s se joignent un nombre croissant d’enseignant.e.s et de personnels universitaires.


Les Jeunes Génération-s alertent quant à la réponse de plus en plus violente des autorités universitaires et du gouvernement. A l’université de Lille 2, les étudiant.e.s et personnels en grève ont été accueilli.e.s par des rangées de CRS, présents jusqu’aux portes des amphithéâtres. Les étudiant.e.s ont rendu copie blanche par solidarité. A Nanterre, plus d’une quinzaine de camions de CRS ont expulsé les étudiant.e.s mobilisé.e.s de façon violente, occasionnant plusieurs blessé.e.s parmi les jeunes et interpellant 7 personnes. 


Les Jeunes Génération-s dénoncent fermement le choix du gouvernement de répondre par la force aux revendications des étudiant.e.s et personnels mobilisé.e.s. Où sont ces forces de l’ordre quand des milices d’extrême-droite s’en prennent aux mobilisations, à Montpellier, Strasbourg, Lille ou à Tolbiac ? Les matraques et les lacrymos ne convaincront jamais la jeunesse du bien-fondé de la sélection à l’université. 


Les Jeunes Génération-s mettent en garde contre le recours systématique à la violence par les forces de l’ordre. Nous demandons l’arrêt immédiat de la répression, la libération des étudiant.e.s gardé.e.s à vue, la protection des étudiant.e.s mobilisé.e.s, et le respect du débat démocratique. 


En instaurant la sélection à l’université, la loi ORE ne mène qu’à un avenir de précarité et de reproduction sociale pour toute une génération. Avec la baisse des APLs, la réforme du baccalauréat, la loi travail et la mise en place prochaine d’un service national obligatoire, elle s’inscrit dans une politique de mépris et de mise au ban de la jeunesse. 


Les Jeunes Génération-s demandent l’abrogation de la loi ORE, et un investissement de la nation dans l’avenir de la jeunesse : l’université a besoin d’au moins un milliards d’euro par an sur le quinquennat pour maintenir des conditions d’étude décentes. Plutôt qu’une longue liste de coups de massue sur la jeunesse, les Jeunes Génération.s proposent la mise en place d’un revenu universel d’existence, qui donnera à chacun.e la liberté de choisir ses études, ses projets et sa vie. 

Organisation de jeunesse de Génération·s
© 2019 - Les Jeunes Génération·s