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Les Jeunes Génération.s dénoncent la décision de Ford de fermer son site de Blanquefort (33)


© Stéphane Place/Europe 1


Jeudi 13 décembre, l’entreprise américaine Ford a annoncé qu’elle écartait l’offre de reprise de son site de Blanquefort, en Gironde, par la société franco-belge Punch Powerglide.

Ce sont 860 salariés qui vont se retrouver sans emploi, à la suite d’un licenciement boursier et ce malgré l’élaboration d’un projet de reprise soutenu par l’Etat, la région Nouvelle-Aquitaine et la métropole de Bordeaux.


En effet, ce plan social dévastateur pour la vie locale n’est absolument pas dû à des difficultés économiques de la part de l’entreprise, qui a vu ses bénéfices augmenter de 65% en 2017.

Les Jeunes Génération.s dénoncent une situation due au manque de volontarisme de la loi Florange votée sous François Hollande, qui incite les entreprises de plus de mille salarié.es à rechercher préalablement un repreneur, sans les obliger à aucune solution pour les salariés. Cette loi n’étant absolument pas contraignante, les licenciements boursiers continuent d’être pratiqués par les grandes entreprises, plus soucieuses de leur profit que du maintien de l’emploi dans les territoires.


Il faut établir des garanties étatiques pour lutter contre les licenciements boursiers, qui assurent les salariés de conserver leur emploi : faciliter la reprise des entreprises par les salariés et obliger les entreprises à céder l'entreprise en cas de délocalisation boursière. Cela passe nécessairement par une redéfinition du rôle de l’entreprise, en y incluant une dimension sociale. Enfin, les salarié.es doivent être pleinement intégrés dans le processus de prise de décisions de l’entreprise. Une démocratisation de la gouvernance des entreprises est nécessaire pour redonner leur place aux salariés.