Les étudiant.es en première ligne de la contestation sociale au Nicaragua


Depuis la mi-juillet, la répression des protestations contre le gouvernement nicaraguayen a causé la mort de deux étudiants manifestants, grossissant ainsi la terrible liste des 280 morts politiques depuis 3 mois.


Alors que le Nicaragua célèbre le 39 anniversaire de la révolution sandiniste, le gouvernement du président Daniel Ortega poursuit sa politique antidémocratique de corruption. Les protestations émises face à la confiscation du pouvoir par le président Ortega et sa femme, élue Vice-Présidente lors des élections de 2017, entraînent des épisodes sanglants de répression.


Les manifestations émergées début 2018 face à l’augmentation des contributions sociales des employeurs et des salariés et à la diminution du montant des retraites ont ainsi rencontré une force policière et paramilitaire implacable qui n’hésite pas à ouvrir le feu sur ordre du gouvernement, causant plusieurs centaines de victimes depuis le début des protestations. De la même manière, le vendredi 13 juillet, plusieurs centaines d’étudiants mobilisés contre cette politique d’agression étatique se sont trouvés réfugiés dans une église de Managua, avant que les groupes para-militaires pro-Ortega ouvrent le feu, causant 2 morts et 14 blessés.


Le gouvernement Ortega avait déjà, il y a quelques années, compromis les valeurs de la révolution sandiniste en instaurant un ban contre l’avortement au Nicaragua afin d’apaiser la droite religieuse. Dès 2006, le gouvernement Ortega n’avait pas hésité à proposer à la Vice-Présidence un ancien militant anti-communiste de droite Contra, et à assumer la rupture avec les valeurs révolutionnaires progressistes et anti-conservatrices qui étaient celles de la révolution sandiniste. En 2011, les manifestations à la suite de sa réélection avaient rencontré une répression importante et entraîné la mort de quatre manifestants.


La politique népotiste du gouvernement Ortega, qui n’hésite pas à tuer son propre peuple, pactiser avec les mouvements les plus infâmes et confisquer le pouvoir, est en contradiction directe avec les valeurs que défendent les Jeunes Générations.


Les Jeunes Générations se placent en solidarité avec les étudiants, jeunes, et militants, pierre angulaire du mouvement pour un Nicaragua démocratique et progressiste. Les Jeunes Générations appellent à une cessation immédiate des violences aux manifestants et de la répression policière et paramilitaire du mouvement social. Les Jeunes Générations appellent à une démission du gouvernement Ortega et la tenue d’élections démocratiques dans les plus brefs délais.

Organisation de jeunesse de Génération·s
© 2019 - Les Jeunes Génération·s