Compte-rendu de la 6e étape du TFSE dans les Hauts-de-Seine



Dans le cadre du tour de France des solidarités et de l’engagement, les Jeunes Génération.s 92 ont décidé.e.s de se rendre dans la Ville de Colombes dans le nord des Hauts-

de-Seine. Étant récemment passée à gauche après les dernières élections municipales, et disposant d’un important tissu associatif, elle nous a semblé être un bon choix pour

l’organisation de notre étape.


Nous avons rencontré deux nouveaux adjoints de la ville, respectivement aux finances et à l’éducation et membres de Génération.s Maxime Charreire et Boris Dulac. L’implication de Maxime et de Boris a été déterminante dans la victoire. Ils ont réussi à construire avec le comité Génération.s une alliance solide et pérenne avec les autres forces écologistes et de gauche de Colombes en se rendant indispensables dès le début de la campagne notamment lors des actions militantes et des évènements associatifs. Plus généralement, leur parcours est emblématique de ces jeunes militant.e.s, certain.e.s engagé.e. s pour la première fois de leur vie, et qui ont accédé à des responsabilités à la faveur de la victoires de listes d’union dans de nombreuses villes de France. C’est notamment le cas de Boris, Coordinateur périscolaire et militant depuis 1 an. Leur victoire à Colombes est d’autant plus importante qu’elle s’’est effectuée dans un contexte de crise sanitaire, à laquelle a succédé une crise sociale et économique. Leur point de vue sur les leviers d’actions disponibles pour faire vivre la solidarité au quotidien nous semblait particulièrement intéressant tant sous l’angle purement éducatif que financier. Pendant le Covid, la situation à colombes a eu tendance à s’aggraver. En plus du décrochage scolaire, de nombreux quartiers ont été laissés à l’abandon par la mairie, comme cela avait été le cas pendant tout le mandat précédent. Les inégalités dues à la ségrégation sociale et urbaine se sont aggravées dans Colombes et les associations déjà implantées dans les quartiers ont dû prendre le relais de la Mairie, défaillante pour aider sur de nombreux points. La dynamique de campagne initiée par Génération.s et ses alliés s’est donc poursuivie pendant le confinement sous la forme d’actions solidaires, relayées notamment par de nombreux habitant.e.s et membres d’associations des quartiers populaires de la ville. Des actions simples comme l’achat de courses alimentaires pour les personnes vulnérables ou encore tenir compagnie contre l’isolement ont permis à de nombreux habitant.e.s de mieux supporter le confinement.


Le début de l’épidémie et la période de confinement ont mis en lumière à la fois les ressources de la ville mais aussi les difficultés induites par la gestion de l’ancienne Mairie de Droite. En effet de nombreux services et associations ont vu leur budget réduire de manière drastique pendant le mandat précédent. Il en va des subventions aux associations comme du service dédié à la démocratie municipale (3 personnes pour faire vivre et animer le débat dans une ville qui compte 80 000 habitant.es). L’enjeu politique, c’est donc de maintenir la dynamique qui a porté la campagne victorieuse de la Liste « Pour Colombes » en trouvant des moyens au long du mandat de faire vivre le dialogue et la solidarité entre des populations dont la perception de ce qu’ils pouvaient partager en commun au sein de leur ville a été abimée. La qualité de la vie démocratique et notamment des conseils de quartiers est vitale dans ce processus. Il s’agit pour les nouveaux adjoints de revitaliser des structures affaiblies mais aussi de créer des nouveaux espaces dans la ville. Cela passe par la création d’installations sportives mais aussi par la mise en place de politiques éducatives ambitieuses, à même d’amener les enfants de la ville à utiliser ces nouveaux espaces (comme le gymnase par exemple) et donc à se rencontrer plus facilement.


Ces politiques éducatives et plus généralement l’éducation sont des facteurs très importants pour assurer la cohésion et la Solidarité au sein de communes. Boris Dulac a défini une feuille de route des mesures qu’il souhaiterait mettre en œuvre pour Colombes dans les 6 ans à venir. Nous avons pu échanger plus précisément avec lui sur trois d’entre elles qui lui tiennent particulièrement à cœur.


Tout d’abord les discriminations dans les accueils de cantine. En effet pour que les enfants aient accès aux repas il faut justifier que les deux parents travaillent, or dans une ville comme dans Colombes, ça n’est pas tout le temps de cas. En 2019, 300 enfants n’ont pas eu accès à la cantine faute de justificatif de domicile. Faire vivre la solidarité pour tous, c’est aussi supprimer cette discrimination à l’entrée, simplifier les demandes de justificatifs pour les familles mais aussi supprimer les pénalités de retard.


Faire vivre la solidarité c’est donc avant tout réduire les inégalités au quotidien. Boris proposait aussi de fournir à chaque enfant de colombes pour la rentrée, dès septembre un kit scolaire minimum pour bien commencer l’année scolaire. De nombreux enfants n’ont pas leurs affaires, ou pas d’affaires adéquates pour bien entamer les cours. Pour Boris, c’est un Rôle que l’état et l’administration doivent assumer pleinement lorsqu’ils en ont les moyens. Enfin, un troisième dispositif plus important peut être, le projet éducatif de territoire.


Sur un même département, il permet de mettre en cohérence toutes les activités éducatives de la ville, notamment concernant les rythmes scolaires. Selon qu’ils permettent ou pas aux enfants d’avoir des activités sportives, ils sont aussi l’occasion pour les écoliers de se rencontrer et de dépasser les barrières de la non-mixité sociale à Colombes.

Organisation de jeunesse de Génération·s
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