Compte-rendu de la 5e étape du TFSE à Beauvais




Dans le cadre du TFSE, Tour de France des Solidarités et de l’Engagement, l’équipe des

Jeunes Génération.s de Beauvais a pu accueillir le 25 Juillet 2020 des personnes de l’équipe

nationale. Au cours de cette journée, nous avons rencontré deux associations différentes. La

première Les Bras de la Bienfaisance et une association féministe, le CIDFF de l’Oise, Centre

d’information des droits des femmes et des familles.


Les Bras de la Bienfaisance est une ONG, à but non lucratif, et une association humanitaire qui vient en aide aux populations démunies partout dans le monde. Les bras de la Bienfaisance à vocation sociale et humaniste agit dans les domaines de l’assistance humanitaire, et intervient dans l’urgence en répondant aux besoins fondamentaux des personnes les plus vulnérables.

Pendant le premier confinement, l’association est devenue plus que nécessaire car la précarité

a fortement augmenté. Beauvais, comptant 60.000 habitants, est d’origine déjà une ville assez

pauvre et notamment dans ses quartiers populaires. Voyant leurs salaires diminués, certaines

familles se sont retrouvées sans pouvoir satisfaire leurs besoins primaires et notamment se

nourrir. C’est pourquoi certaines associations ont dû intervenir, notamment Les Bras de la

Bienfaisance, afin de ne pas laisser ces familles mourir de faim.

C’est avec beaucoup de difficultés que l’association a accompli sa tâche. En effet,

l’association a reçu très peu de soutient de ses supérieurs, que ce soit de la municipalité, de la

région et encore moins de l’État. L’État s’est totalement désengagé des politiques sociales.

Ainsi, les associations sont obligées de subventionner leurs actions par elle-même, c’est-à-dire

par l’argent des bénévoles ou par l’argent des dons.

Le confinement a encore démontré qu’il y a de grandes inégalités sociales, mais qu’avant tout,

on laisse ces inégalités se creuser malgré l’investissement de certaines personnes. C’est

pourquoi, nous devons entendre ces associations et les aider car il est inconcevable que des

familles qui meurent de faim soient laissées seules.


LE CIDFF de l’Oise, le Centre d’Informations des Droits des Femmes et des Familles, propose des informations sur nos droits gratuitement à


l’aide de juristes, agit contre les violences faites aux femmes, oriente vers des services

compétents qui nous correspondent le plus, accompagne également vers l’emploi, et enfin

organise des rencontres de parents sur différents thèmes.

Le confinement fut également un gros problème pour les violences faites aux femmes. En

effet, l’enferment a eu une conséquence très grave pour les femmes qui se retrouvaient sans

escapade face à leur mari violent, qui travaille à la maison. Les violences ont donc

considérablement augmenté. Les femmes victimes pouvaient difficilement parler à des

spécialistes, c’est pourquoi l’association a utilisé la technologie pour soutenir les victimes.

Appels, messages, consultations en vidéo, tout était mis en place, pour pas qu’elles se sentent

seules.

Comme dans le secteur de la précarité, l’État n’a pas été actif pour venir en aide ou protéger

les victimes. Même le Secrétaire d'État chargée de l'Égalité entre les femmes et les hommes et de la Lutte contre les discriminations, dirigé par Marlène Schiappa à l’époque, n’a rien fait. Il

y a un réel désengagement de l’État permanent mais spécialement pendant cette période, alors que c’est justement à ce moment-là qu’on a le plus besoin de lui.

Des femmes et des familles se meurent sous nos yeux. Nous le savons mais nous ne voulons

pas le voir. Si État actuel ne fait rien, à nous de faire changer les choses, à nous de protéger

ces victimes, à nous de mettre notre énergie et nos moyens aux endroits qui envalent vraiment le coup.


À toutes ces femmes tuées par leur mari,

À toutes familles affamées,

À tous ces bénévoles qui se battent quotidiennement,

Organisation de jeunesse de Génération·s
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