Compte-rendu de la 4e étape du TFSE à Amiens



Acteur rencontré : L’île aux fruits


Description : Ferme maraîchère bio au milieu d’Amiens éco-responsable, tenant un marché de façon hebdomadaire avec un concert et mise en avant des musiciens et artisans locaux avec un bar associatif lui aussi hebdomadaire. Également un lieu pédagogique afin d’expliquer aux enfants l’intérêt de la permaculture et du développement durable et de l’économie circulaire.


Pourquoi cette association : Nous avons pensé que l’île aux fruits pourrait être un bon choix pour cette étape du TFSE non seulement pour leur initiative d’une ferme pédagogique afin d’expliquer aux plus jeunes leurs actions et leurs intérêts mais également dans le contexte de la crise sanitaire et du confinement comment des petites structures comme celle-ci ont su s’adapter pour continuer a être active et surtout à survivre financièrement. L’île aux fruits (avec laquelle Génération.s Amiens entretient par ailleurs des rapports privilégiés) nous a donc semblé un choix pertinent pour aborder ces thématiques.


La principale thématique que nous avons pu aborder pendant notre rencontre avec les responsables de l’île aux fruits fut la délicate question de la survie du secteur associatif pendant la crise sanitaire et le confinement. En effet l’île aux fruits est une structure indépendante ne recevant que très peu d’aides des collectivités territoriales, or pour ses besoins de fonctionnement l’île aux fruits a besoin des faire travailler plusieurs dizaines personnes que ce soit de façon permanente ou ponctuelle notamment dans les fermes maraîchères afin de cultiver et récolter fruits et légumes.


Afin de pouvoir ne serait-ce que survivre financièrement l’île aux fruits a donc du se séparer de

l’énorme majorité de ses contractuelles travaillant dans les champs, la poursuite de l’activité de l’association étant impossible et celle ci n’ayant donc plus aucune rentrée d’argent. Avant la crise sanitaire l’île aux fruits pouvait donc employer plusieurs dizaines de contractuelles et donc faire vivre un microcosme autour d’elle, microcosme qui a été tué par le confinement. Ce qui est frappant dans la situation de l’île aux fruits c’est le désengagement total des pouvoirs publics dans cette situation, déjà avant le confinement l’île aux fruit ne recevait aucune aide venant de la mairie et très peu venant des collectivités territoriales. On aurait pu penser qu’avec le confinement et les difficultés économiques entraînées les pouvoirs publics auraient pu se montrer utile en venant en aide a une structure faisant vivre de nombreuses personnes, ce qui ne fut pas le cas. L’exemple de l’île aux fruits montre donc bien l’abandon fait par les pouvoirs publics du secteur associatif et plus généralement du désengagement de l’État dans ce domaine.


Les actions de l’île aux fruits montrent également le désengagement de l’État, de la municipalité amiénoise et des collectivités territoriales dans les politiques pédagogiques d’explications au plus grand nombre des thématiques concernant l’écologie ou le développement durable. En effet si l’île aux fruits est d’une grande utilité en intervenant au sein des écoles afin d’expliquer ces concepts on pourrait imaginer que cette mission d’éducation populaire puisse être remplie par la municipalité, ce qui n’est aujourd’hui pas le cas. C’est donc principalement le manque d’engagement de la mairie d’Amiens qui pourrait être ici pointer du doigt.


Ce que l’on peut tirer comme enseignement de l’exemple de l’île aux fruits est le fait que l’une des mesures a mettre en place dans le futur pour éviter la reproduction de cette situation est la création d’une politique de soutien aux associations beaucoup plus ambitieuses qu’actuellement. Le secteur associatif est un élément essentiel de notre société pouvant faire vivre de nombreuses personnes et permettant même dans ce cas d’avoir une grande utilité dans les actions pédagogiques entreprises par l’île aux fruits. Il faut préciser que cette aide des collectivités territoriales ne devrait pas être conditionné à une période particulière comme a pu l’être celle du confinement. Enfin concernant le secteur associatif il est important de dire que ce dernier ne doit pas être une excuse pour permettre à l’État de se désengager des missions qui pourrait lui incomber, l’éducation populaire dans ce cas précis. Ici l’on assiste a un manque d’engagement de la municipalité a tout les niveau a propos d’un lieu et d’une association pourtant d’utilité publique et contribuant a faire vivre Amiens.

Organisation de jeunesse de Génération·s
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