Évacuation de Tolbiac : la répression n'éteindra pas la colère légitime des jeunes générations.


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On connaissait le mépris d’Emmanuel Macron et de ses ministres pour la jeunesse, on les sait désormais capables d’user de la force quand elle se fait entendre.


Les Jeunes Génération.s dénoncent fermement l'usage de la force partout en France par le gouvernement pour éteindre la contestation étudiante. Les Jeunes Génération.s demandent une clarification et une enquête indépendante sur des interventions ayant occasionné des blessé.e.s, et exige la fin de la répression policière et de l'inflexibilité gouvernementale pour laisser la place au dialogue.


Face à des mobilisations massives mais pacifiques, préférer l’usage de la matraque à l'exercice du dialogue traduit un grave aveu de faiblesse du gouvernement. Alors que pour être élu face à Marine Le Pen, Emmanuel Macron jouait la carte de l’apaisement, force est de constater désormais que son ministre de l’intérieur Gérard Collomb, n’a rien a envier à ses prédécesseurs de droite tels que Charles Pasqua ou Claude Guéant. Nicolas Sarkozy lui-même n'avait pas fait évacuer Tolbiac en 2006.


Les communiqués de presse rassurant du gouvernement s'opposent aux témoignages militants : les interventions policières successives ne sont pas sans blessé.e.s. Les Jeunes Génération.s demandent la mise en place d’une commission d’enquête parlementaire qui devra faire la lumière sur les conditions d’évacuation et sur les violences subies par la jeunesse.


Nous déplorons qu’à cette répression policière s’ajoute la caricature des dizaines de milliers d’étudiants en lutte pour leur avenir. Emmanuel Macron réduit la jeunesse en une « minorité d’agitateurs professionnels », visant à éviter que le débat ne porte sur les angles morts du plan étudiants.


En opérant au petit matin, comme aujourd’hui à Tolbiac, confondant étudiant.e.s et vulgaires criminel.le.s, le gouvernement préfère mettre en danger celles et ceux qui seront demain les forces vives de la nation plutôt que d’entendre les légitimes revendications de la jeunesse.


Les Jeunes Génération.s réaffirment l’injustice de la loi ORE. Celle-ci ne vise qu’à reproduire et accentuer les inégalités sociales. Pire encore, loin des éléments de langage gouvernementaux, cette loi inapplicable oblige les universités à l'arbitraire. Qui imagine que puissent être traitées chaque année 8 millions de lettres de candidatures avec l’exigence que l’avenir de la jeunesse mérite, et sans aucun moyen supplémentaire ?


Le gouvernement réagir par la matraque alors que les demandes de dialogue proviennent de partout. Après la parole étudiante, après les tribunes universitaires et le refus de trier les dossier dans de nombreux UFR, apres l'annonce par le président de l’Université de Rouen qu’il n’appliquerait pas les réformes imposées sans aucune consultation par le gouvernement, ce sont maintenant six présidents et présidentes qui exigent du gouvernement l’ouverture de négociations. Les Jeunes Génération.s appuient cette demande et sollicitent la fin de l’inflexibilité du gouvernement. Il faut maintenant répondre à l’appel de la communauté éducative, et cesser de matraquer l'avenir des jeunes.

Organisation de jeunesse de
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